Création bilingue en français et en finnois le 14 août 2024 au Centre Culturel de Kiuruvesi, Finlande.


Création de Yohann Bourgeois et Maija Nousiainen
Conception, scénographie, textes*, jeu Yohann Bourgeois
Dramaturgie, textes, chorégraphie, jeu Maija Nousiainen
Création lumière Jason Razoux
* d’après Walkscapes – Francesco Careri (2017), Céramiques des Ténèbres – Ettore Sottsass (1963), Les Monuments de Passaic – Robert Smithson (1967), La Table Blanche et autres écrits de Alvar Aalto (2012)
L’acte de traverser l’espace naît du besoin naturel de se déplacer pour trouver de la nourriture et des informations nécessaires à sa survie. Mais après que les besoins primaires eurent été satisfaits, la marche s’est transformée en une forme symbolique qui a permis à l’homme d’habiter le monde. En modifiant les significations de l’espace traversé, le parcours fut la première action esthétique qui permit de pénétrer les territoires du chaos, construisant un nouvel ordre sur lequel l’architecture des objets situés s’est développée. La marche est un art qui porte en son sein le menhir, la sculpture et le paysage. C’est à partir de cette action simple que se sont développées les relations les plus importantes que l’homme entretient avec le territoire.
Francesco Careri, Walkscapes –
La marche comme pratique esthétique, Actes Sud, 2013
Comment le paysage se construit à partir d’une marche ?
La Route du Mont Fin/ Tie Lopun Huipulle, est une œuvre qui se situe entre la danse, le théâtre et la performance. Elle prend la forme d’une marche qui crée un paysage artificiellement naturel – un paysage en matières synthétiques issues d’équipements de randonnée recyclées. Elle questionne l’anthropocentrisme via l’impact irréversible de l’Homme à la nature.
La pièce joue sur l’imaginaire apocalyptique et dystopique en s’inspirant de la science fiction dans la culture populaire afin de chercher la crête sensible qui mène au sens existentiel. Comment traduire le besoin de croyances et de mythes des peuples depuis l’aube des temps, à l’époque de l’anthropocène ?
Ces interrogations se font à partir de constructions scénographiques – passant notamment par le menhir, le campement, la sculpture et le Land Art.
La pièce se joue en deux langues, en finnois et en français et puise dans l’héritage mythologique finlandaise. La création de ce spectacle se fait entre deux pays, la France et la Finlande.
SOUTIENS FINANCIERS
Culture Moves Europe, Union Européenne – aide à la mobilité
Ville de Montpellier
ENSAD de Montpellier dans le cadre du Dispositif Culture Pro du Ministère de la Culture et FIPAM
Ville de Kiuruvesi
ACCUEILS EN RÉSIDENCE
Hangar Théâtre Montpellier
ENSAD de Montpellier
Studio Libre – dispositif d’accompagnement des compagnies de la région Occitanie par le Théâtre des 13 vents CDN Montpellier
Kiuruveden Kulttuuritalo, Finlande









